A titre d'exemple de programmation vous trouverez ci dessous ,ce qui a été proposé durant les saisons précédentes .

 

1  Conférence de Cyrille JAVARY  :

 

         Le Yi Jing, le classique du changement ouvrage fondateur du mode de penser chinois

Qui se penche vers la Chine, rencontre forcément Yin-Yang.

Acupuncture, diététique, Tai Ji Quan, calligraphie, cuisine, il n’est aucun art chinois qui ne s’y réfère, les Chinois depuis toujours se sont servi de Yin-Yang pour comprendre et expliquer, organiser et agir. Mais pour nous, comment entrer dans ce mode de penser par deux, caractéristique de Yin-Yang ?

Avec le Yi Jing, le Livre des Changements..

Berceau du Yin-Yang, cet étonnant manuel d’aide à la prise de décision a, depuis l’Antiquité, été considéré par les Chinois comme le plus importants de leurs classiques se présente sous la forme d’une sorte de répertoire de 64 « situations-types », ramenées à leur structure énergétique, analysées en termes de Yin-Yang et décryptées dans la perspective de leur évolution probable, en fonction de l’incessant changement caractéristique du mouvement même de la vie.

En rapprochant la situation réelle dans laquelle on se trouve avec celle parmi ces 64 situations-type qui lui correspond, et en nous renseignant sur la dynamique interne qui la traverse le Yi Jing nous offre alors la possibilité de choisir la stratégie la plus adaptée pour atteindre le but recherché. Voilà pourquoi, depuis deux mille ans, on le tient en Chine pour le meilleur des manuels de stratégie de la vie quotidienne. Qu’un tel ouvrage ait pu passionner Confucius au point qu’il ait, dit la légende, passé plusieurs années de sa vie à l’étudier et en ait rédigé l’ensemble des commentaires officiels, cela se conçoit, mais qu’un ouvrage aussi raisonnable reste en Occident enchaîné aux rayons divinatoires des librairies et des esprits, voilà qui est désolant.

Cyrille J.-D. Javary dont la traduction a considérablement changé le regard sur cet ouvrage nous presentera au cours de ce diaporama l’histoire et le contenu de ce trésor de la pensée chinoise qui peut nous aider à mieux réussir ce que nous décidons, et à mieux finaliser ce que nous entreprenons.

 

L'enregistrement de la conférence vous est proposé pour 24 € en formulant votre demande sur 

atelierelc@encrelumierechine.com 

 

 

 

         Le souffle du pinceau :

En quoi le trait est le geste fondateur du mode de penser chinois

 

Image Souffle du pinceau

 

 Présentation par Cyrille Javary

Que ce soit pour écrire, pour peindre, pour soigner, pour calculer, pratiquer, jouer aux échecs ou interroger le Yi Jing, l’esprit chinois ne peut pas formaliser une idée autrement que sous la forme d’une figuration dynamique, vectorielle, et linéaire. La maîtrise du trait qu’il soit calligraphique ou pictural, tend au même but : donner vie à des lignes dont la qualité s'apprécie, comme pour une interprétation musicale, au niveau de l'élan et du souffle qui les animent. C’est en cela que le mouvement corporel, comme le maniement du pinceau ou celui de l’aiguille relèvent du même art : celui de la perception immobile du mouvement.

 

 

 

 

3) Sylvie Ahmadian  / Musée Guimet

Conférence autour de l’exposition 

« Fuji, pays des neiges » 

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 Illustration : Le Fuji bleu (détail), Série Trente-six vues du Mont Fuji, HOKUSAI Katsushika, vers 1832-1835, estampe nishiki-e, achat 2003, MA8149

Inspirant de nombreux artistes, le mont Fuji domine le paysage de l’archipel japonais.

Cette figure suscite les premières transcriptions de variations atmosphériques par Hokusai, près d’un demi-siècle avant les effets de lumière de Monet et de Sisley. Pur triangle, le Fuji est un élément fort de l’estampe japonaise puis de la jeune photographie. Éternelle sur ses pans, la neige met au défi les artistes d’user du papier laissé en réserve pour transcrire l’étouffement de la nature et de ses bruits, comme le feront aussi, des décennies plus tard, les impressionnistes inspirés par « le pays de neige ».

 

 

4) Musée Cernuschi/Sylvie Ahmadian 

 

 Autour de l'exposition :

" De Hiroshige à Kuniyoshi, les 69 relais du Kisokaido"

 

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L'exposition nous plonge au coeur de la route Kisokaido... Et pour les curieux qui souhaitent connaître son histoire, en voici un bref résumé : il s'agit de l'une des cinq artères du réseau routier créé au Japon pendant l'époque Tokugawa (1603-1868). Celle-ci reliait Edo, où le shogun avait sa résidence, et Kyoto, le siège de l'empereur.

Contrairement à la route Tokaido, qui rejoignait "l'ancienne capitale en 53 relais le long de la côte", la Kisokaido, comprenant 69 étapes, traversait "l'intérieur montagneux, suivant un itinéraire plus long, mais très spectaculaire". Une route qui a fait l'objet de  nombreuses estampes, réalisée par des artistes comme Eisen, Hiroshige, mais également de Kunisada ou encore de Kuniyoshi, qui se sont engouffrés dans ce genre artistique et ce sujet après l'immense succès des estampes des deux premiers cités. Dans leurs créations, Kunisada et Kuniyoshi abordent "le même thème de manière personnelle en s'inspirant des pièces du théâtre kabuki et des légendes du folklore japonais".

A noter que deux séries complètes du Kisokaido sont exposées pour l'occasion. La première, signé Eisen et Hiroshige, sont issues de la collection Leskowicz et sont considérées comme "l'une des plus belles au monde pour la qualité du tirage et la fraîcheur des couleurs". La seconde, réalisée par Kuniyoshi, appartient au fonds Cernushi et est exposée pour la toute première fois. A noter également une jolie sélection d'estampes signées Kunisada et provenant du Museum of Fine Arts de Boston.

 

 5) Dunhuang, un sanctuaire unique d’art bouddhique par Sylvie Ahmadian

 

 

 

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Les 492 grottes de Mogao ou « grottes des mille Bouddhas » de Dunhuang (Gansu), situées sur les anciennes routes de la Soie et réalisées entre le 4ème et le 14ème siècle, constituent aujourd’hui encore le sanctuaire rupestre bouddhique le plus important au monde. D’une richesse artistique exceptionnelle, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco en 1987, elles offrent une remarquable symbiose d’architecture, de peintures murales et de sculptures polychromes ainsi qu’un panorama unique d’un millénaire d’art bouddhique dont nous suivrons l’évolution stylistique.

La découverte, en 1900, d’une grotte-bibliothèque recelant des dizaines de milliers de manuscrits et de nombreuses peintures mobiles, a contribué à renouveler notre connaissance de l’histoire locale mais aussi dans de nombreux autres domaines.

 

 

 

 

 

 

 6) Musée Guimet .Les Arts de l'Himalaya 

Présentation par Sylvie Ahmadian

Les arts du Népal et du Tibet, profondément religieux, portent l’empreinte de traditions venues  de l’Inde du Nord, enrichies de créations propres au monde himalayen. Ils s’expriment à travers 

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des peintures portatives (thangka) aux couleurs puissantes et contrastées,des sculptures souvent délicates et raffinées,

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et d’impressionnants objets rituels spécifiques au bouddhisme tantrique,

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appelé aussi le Vajrayâna ou « Voie du diamant », un courant ésotérique et mystique du

bouddhisme. Les pratiquants de ce courant tardif, introduit au Tibet au cours du 7 ème siècle,

aspirent à réaliser rapidement l’Illumination, en une seule vie, grâce à des méthodes puissantes

acquises auprès d’un maître accompli.

Nous découvrirons un monde contrasté, au vocabulaire très symbolique, aux rituels et au

panthéon d’une grande complexité, où les sculptures dorées et les mandala colorés font se

côtoyer des Bouddha bienveillants et des divinités farouches, des moines souvent anonymes et

d’illustres chefs spirituels tels que le Vème Dalaï-Lama ou « Grand Cinquième », fondateur du

Potala de Lhassa, et dont le règne a profondément marqué l’histoire du Tibet qui, au cours du

17 ème siècle, a connu un véritable âge d’or.

 

 

7) « Trésors d’architecture bouddhique en Asie »  par Sylvie Ahmadian:

 

 

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 qui sera consacrée à trois monuments bouddhiques exceptionnels :
- le stûpa de Sanci,
- le Borobudur de Java et
- le temple du Horyu-ji à Nara.

 

 

8) La Corée et ses chefs-d’œuvre artistiques/Sylvie Ahmadian 

 

 

 

La Corée demeure un pays encore méconnu des Occidentaux, même si elle suscite de plus en plus d’intérêt et connaît aujourd’hui des succès planétaires dans des domaines artistiques aussi variés que le cinéma, la musique et le design. En dépit de son histoire mouvementée, la Corée a su développer au fil du temps une civilisation brillante et possède un riche patrimoine artistique. Si sa culture est intimement liée à celle de ses puissants voisins, la Chine et le Japon, elle s’en distingue par son originalité grâce à ses traditions, ses innovations techniques et ses créations artistiques et littéraires. Cette visio-conférence, consacrée à la civilisation coréenne, est aussi une invitation à un voyage dans le temps et dans l’espace, à l’heure où la crise sanitaire limite considérablement les voyages en Extrême-Orient. Elle permettra d’aborder les chefs-d’œuvre artistiques de la Corée à travers 2000 ans d’histoire, des environs de notre ère à la fin de la dynastie Chôson (1392-1910)

 

9) "Sur les routes du Tadjikisthan " au Musée GUIMET /Sylvie Ahmadian

 

 

Photo

rout au Tadjikistan

 

La république du Tadjikistan est un pays d’Asie centrale sans littoral, qui est limité à l’ouest et au nord par l’Ouzbékistan, au nord par le Kirghizistan, à l’est par la Chine et au sud par le Pakistan et l’Afghanistan. Sa superficie est de 143 100 km², soit à peu près l'équivalent du Bangladesh ou du Népal, ou une superficie 3,8 fois plus petite que la France; c'est aussi la plus petite des républiques de l'Asie centrale. Les montagnes occupent 93 % du territoire du Tadjikistan et presque la moitié du pays se situe à une altitude de 3000 mètres ou plus.

 

Sa capitale et ville principale est Douchanbé , ce qui signifie «lundi» en tadjik; quelques décennies avant l'indépendance, la capitale s'appelait Stalinabad (1929 à 1961). Le Tadjikistan est aussi la plus pauvre des anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale (Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan).

 

 10)Peindre hors du monde,moines et lettrés des dynasties Ming et Qing

Collection Chih Lo Lou

 Musée Cernuschi

 

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Cette exposition exceptionnelle présente un ensemble de plus de cent chefs-d’œuvre de la peinture chinoise ancienne. Ces peintures et calligraphies, exposées en Europe pour la première fois, sont nées du pinceau des plus grands maîtres des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912).

Avant d’être offertes au musée d’art de Hong Kong en 2018, ces œuvres ont été patiemment rassemblées par le collectionneur Ho Iu-kwong (1907-2006) qui, selon la tradition chinoise, leur a donné le nom de Chih Lo Lou, « le pavillon de la félicité parfaite .

Trois siècles de peinture chinoise

Les œuvres de l’exposition Peindre hors du monde ont été créées à un moment clé de l’histoire de la Chine, entre le milieu du XVe siècle et le début du XVIIIe siècle, une période marquée par une profonde rupture historique qui se traduit par une alternance dynastique. Au cours de ces trois siècles faits de grandeurs et de misères, les aspirations millénaires des sages et des poètes à se retirer du monde pour vivre parmi les forêts et les montagnes prennent un sens nouveau sous le pinceau des peintres.

Jardins, paysages et quête de sagesse

Le genre du paysage exerce un rôle majeur dans l’histoire de la peinture chinoise depuis la dynastie des Song (960-1279). Sous les Ming, paysages et jardins sont investis de nombreuses significations, reflets des pratiques collectives, mais aussi des aspirations les plus personnelles. Ainsi, les jardins du Sud de la Chine évoqués par les célèbres peintres de la dynastie Ming, comme Shen Zhou (1427-1509) ou Wen Zhengming (1470-1559), présentent l’image poétique d’un idéal partagé par de nombreux lettrés de leur temps. Au sein d’une vie principalement dédiée aux devoirs de leurs charges administratives, certains entrevoient dans ces coins de nature, des lieux où la quête de sagesse devient possible grâce à l’étude et la méditation. D’autres décrivent, sous la forme de vastes paysages qui se déploient sur de longs rouleaux, les étapes de voyages accomplis en rêve.

La montagne, refuge et source d’inspiration

Pour ces lettrés, l'effondrement de la dynastie Ming et la conquête de l’empire par les Mandchous sont des événements profondément traumatisants. La prise de Pékin en 1644 et la fondation d’une nouvelle dynastie sont suivies de quarante ans de résistance armée. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui refusent de servir la nouvelle dynastie Qing et s’isolent dans les montagnes. Renonçant à la carrière de fonctionnaire et masquant leur identité, certains deviennent moines. Ce sera le destin des peintres Shitao (1642-1707) et Badashanren (1626-1705), membres de la famille impériale déchue, qui, en revêtant l’habit monastique, ont fait des temples leur refuge et de la montagne leur source d’inspiration.

La collection Chih Lo Lou au musée d’art de Hong Kong

Le musée d’art de Hong Kong conserve un peu plus de 7000 calligraphies et peintures chinoises. Parmi les plus précieuses d’entre elles, figurent les œuvres de la collection Chih Lo Lou, données par le défunt Ho Iu-kwong, collectionneur et philanthrope. La collection, initiée dans les années 1950, a permis de préserver un patrimoine qui semblait alors promis à la dispersion. Quelques décennies plus tard, ces œuvres ont rejoint les collections publiques du musée d’art de Hong Kong, où elles ont été présentées à l’occasion de sa réouverture après rénovation, en 2019. À la manière des anciens lettrés chinois, Ho Iu-kwong a donné un surnom littéraire à sa collection puisque Chih Lo Lou désigne « le pavillon de la félicité parfaite ». Ce nom évoque à la fois la félicité inséparable de la contemplation des chefs-d’œuvre, mais aussi celle qui naît de l’accomplissement d’une action généreuse.

 

 

 

 Consultez le programme de nos conférences

en 2022/2023

dans nos pages .

 

 

 

..Date à fixer :

 

Le musée Georges Clémenceau :

un lieu intimiste et chargé d’histoire

Adresse : 8, rue Benjamin Franklin 75116 PARIS
Métro : Trocadéro

 

Présentation par Sylvie Amadian :


" Demeure parisienne de Georges Clémenceau pendant plus de 30 ans, ce musée est un lieu méconnu et
chargé d’histoire.Une galerie documentaire, valorisée par une nouvelle scénographie permet de retracer la vie privée, le long parcours politique ainsi que les multiples combats d’un homme épris de justice et aux convictions résolument républicaines.

Elle permet aussi d’évoquer les multiples facettes du « Tigre », personnalité hors paire et figure majeure de l’histoire de la IIIème République, et qui fut tout à la fois médecin, député,homme d’Etat aux multiples postes ministériels, journaliste et écrivain, amateur d’art et collectionneur.

 

Classé Monument historique, ainsi que son jardin privatif, l’appartement - à l’atmosphère feutrée et
intimiste - comprend notamment la bibliothèque, le monumental bureau, la salle à manger et la chambre à
coucher, tous demeurés intactes depuis la disparition de Clémenceau en 1929.
Plutôt que d’habiter les palais officiels associés à ses fonctions gouvernementales, Georges Clémenceau
avait choisi de vivre dans ce lieu de repos et de travail dont le mobilier, le décor, les photographies et ses
nombreux objets personnels reflètent sa personnalité, son goût et ses passions et nous plonge dans l’univers
familier de cet homme qui a marqué l’histoire contemporaine de la France."